L’ivresse peut nous faire tutoyer les cimes ou nous rejeter au bas des trottoirs, presque agonisant, comme un poisson jeté sur la grève.
Claude Boudeau dans ses performances interroge souvent cette limite qui entre la pesanteur et la grâce, entre le déchirement et l’altitude, ressemble à s’y méprendre au fil tendu du funambule que décrit Zarathoustra.
Nietzschéen, ce jeune performeur l’est assurément, sachant que la dimension tragique de l’homme, toute grecque, réside précisément en cette tension entre l’Apollinien et le Dionysiaque. Bien assis sur leurs tabourets, les consommateurs dociles ne connaîtront jamais la transe ni la déchéance de ramper sur le sol mais ils sont condamnés à une existence de perruche sur leur perchoir et en cage. »
Laurent Devèze, in « L’art contemporain peut-il être une fête ? » l’Aspirateur Narbonne septembre 2017.

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C’est sans nul doute la volonté d’assumer politiquement mon corps qui m’a amené à la performance ; inspiré des travaux de Marina Abramovic, Kendell Geers, Abel Azcona ou Andreas Pashias dont les œuvres sont toutes au sens sartrien « situées ».
Après des études à Belfort et Besançon (DNSEP Art à l’ISBA), j’ai séjourné dans divers pays dont la Grèce et Taiwan. Ce goût pour l’ailleurs en refus d’exotisme structure également mon travail.

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It’s undoubtedly the wish to assume my body that brought me to performance ; inspired by the works of Marina Abramovic, Kendell Geers, Abel Azcona or Andreas Pashias whose works are always « situated ».
After studies in Belfort and Besançon (Master Art at ISBA), I stayed in different countries like Greece or Taiwan. This wish for expatriation, refusing exoticism also structure my work.

Claude Boudeau.